La chute du Président Sarkozy dans les sondages est unanimement analysée comme "un désamour"!
Les médias martèlent que les Français, tous, sont condamnés à aimer d'amour un homme élu par 53% des votants, pour faire de la Politique et non de la séduction narcissique.
Les Français seraient donc impuissants à juger d'une politique ou de son application, incapables d'estimer la distance qui sépare la réclame et les promesses, de l'action réelle. Le peuple n'a pas le droit de se sentir mal à l'aise dans le climat que dégage une équipe politique au pouvoir depuis plus de six mois.
Non, le 'peuple' est bête, ignorant, voué à la sensiblerie. Le peuple s'arrête au style, nous dit-on !
A force de finasser, les analystes au micro font disparaître les électeurs sous les sondages.
Et alors même qu'il prétendent critiquer le Président avec audace, ils continuent à déployer pour lui l'écran protecteur de son style —cette enveloppe anecdotique qui serait l'alpha et l'oméga de ce que les électeurs peuvent voir, juger, comprendre.
A croire que si Sarkozy se tranformait en Balladur, on n'aurait plus peur des ombres qui se profilent derrière ce qu'il faut bien appeler la politique menée par le gouvernement de la France.
A croire que si E. Mignon avait tenu sa langue, les Français seraient tous devenus Sciento-logues docilement. Et que si Sarkozy était moins m'a-tu-vu, ou "bling-bling" les ménagères laisseraient volontiers un pourboir au supermarché ! Ben voyons.
Malheureusement, il faut croire que si les gens raisonnables n'aiment pas, au-delà du style, les ornières politiques où un Président Sarkozy voudrait mener la France, les hommes-médias, 'les journalistes', aiment assez ce style pour se sentir eux aussi, entraînés par une telle élite, très au-dessus du 'peuple' qu'ils daignent informer tous les jours.
La Caste des politiciens et des journalistes semble se ressaisir et se conforter dans le mépris d'un peuple ignare et dans le dénigrement des intellectuels sérieux, ou des simples libres penseurs, qui seront bientôt disqualifiés, eux, parce qu'il ne sauraient comprendre ni les masses, ni les sondages. L'intellectuel n'est-il pas par définition minoritaire et vain ?
Le style de cet homme, serait-il la fin de l'homme ?
Le diaboliser, nous sommes d'accord, serait faire l'impasse sur la critique des médias et des idéologues qui l'entretiennent et font passer ses outrances pour «des erreurs de style», sans remettre en cause ses trop souvent odieux présupposés.
Les élections prochaines montreront peut-être que la chute de Sarkozy "dans les sondages", pour le paraphraser : «Cela n'a Rien à voir avec le style, mais tout à voir avec la… ».
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Commentaires