^)> MEDIAPOOL <(^ « ° » )°)>« ~ »<(°( ◊°)> ««
(°) »» <(°◊ Media-pool : une critique dans le vent
!
‘Éléments de langage’ pour respecter le spin.
Cadrage éthique pour polariser les hypocrisies. Mot-clefs pour générer des points-aveugles.
Minimum moral pour critiquer les voisins.
Avez-vous entendu parlé de l'escapade dans les eaux maltaises de Nicolas Sarkozy, le lendemain de son élection et
avant sa prise de fonction en tant que Président de la République ? Mais qu'allait-il faire dans cette galère ? Les versions divergent :
1°/ Son entourage expliqua que ce voyage était un peuimprovisé, une sorte de virée imprévue, dont le faste devait garantir la solidité du repos
que ces brèves vacances procureraient au candidat après les rudes travaux de la campagne. Pas de quoi fouetter un chat, ou un faucon.
2°/ En même temps, Sarkozy lui-même avait dit, selon quelques
journalistes, que loin d'être un hasard, le choix de Malte s'était imposé pour "corriger une
gaffe". Le candidat de l'UMP, en campagne, avait oublié Malte, lorsqu'il énumérait les pays qu'il voyait bien constituer l'Union Méditerranéenne des ses
voeux. Sarkozy révélait que l'ambassadeur de Malte était venu le voir pour lui signaler cette omission. Il en résulte que les autorités maltaises croyaient déjà au succès du candidat Sarkozy, et
se plaçaient en position de demandeur quant à sa marotte d'Union diplomatique (qui est aussi une façon de rejeter la Turquie de l'UE) au point de craindre d'en être exclue. Heureusement, il s'est
trouvé un jet privé pour permettre à Sarkozy de réparer une telle omission, toute virtuelle. NB=> Avec N. Sarkozy, même les gaffes sont politiquement orientées [loi n°1].
D'un autre côté, il est difficile de comprendre l'enthousiasme de Malte pour une Union loin de l'Europe, alors que
Malte se prépare à adopter l'EURO en 2008, après avoir mis saLire maltaisedans le
mécanisme de taux de change européen en Avril 2005.
3°/ Mais le futur représentant de l'Etat français venait peut-être
régler quelques problèmes de "voyous des mers". N'est-ce pas le "Fast Independence" qui adégazéau large de la Bretagne, le 22 Mai 2005, et dont le capitaine, l'armateur et propriétaire, battaient pavillon maltais, et font l'objet d'une procédure d'un
tribunal français ? De même que le "Sichem Pandora", ce chimiquier suspecté d'avoiréperonnéun chalutier français, causant la disparition de cinq marins, le 5 janvier 2006. Si ce président ne cédera pas à l'amnistiepour les contraventions au code de la route, peut-être que sa mansuétude saura passer l'éponge sur les nappes polluantes
et les armateurs en gros.
Hasard improvisé ou pas, l'archipel maltais est tout de même un curieux point de (para-) chute.Depuis 1998 en effet, Malte est classé en tant que "zone
à risque" par l'ONU, en ce qui concerne le blanchiment d'argent, lié à l'existence de mécanismesoff-shore, à son lourd secret bancaire, à ses trafics, et à sonpavillon de complaisancebien connu des armateurs. "Complaisance", c'est le mot important.
A suivre : Les enjeux symboliques et médiatiques(le spin )de l'équipée maltaise de notre faucon gaulois…
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