Tam-Tam .1. (bloc-notes)
Quatre petits coups de Tam-tam
… Une Oreille pour Sarkozy — « Lorsque le Maître entre dans la classe …
• Skarlet a couvert l'intronisation du candidat de l'UMP !Extraits :
… le projet d'une "République réelle" avec une "école de l'autorité", sans "casquette" ni "voile", où les élèves "se lèvent" lorsque le "maître" entre dans la classe, où les bénéficiaires des minima sociaux fournissent un minimum de travail d'intérêt général, où "les gens ne meurent pas sur les trottoirs" grâce au "droit opposable sur le logement", où la "propriété devient un rêve accessible à tous", où les jeunes gens accomplissent un "service civique obligatoire de six mois", où l'on ne refuse pas "plus de deux offres d'emploi successives", car "le travail c'est la liberté"
…
Il y aurait beaucoup à dire sur ce discours d'investiture. Certains s'offusqueront sans doute d'un "travail c'est la liberté" qui rappelle le tristement célèbre "Arbeit macht frei" inscrit au-dessus des portails d'entrée des camps de concentration nazis comme message de bienvenue aux millions de personnes voués au travail de la mort. Le conseiller en communication et les "nègres" de M. Sárközy de Nagy-Bócsay sont-ils à ce point incultes pour laisser leur patron faire de telles phrases, quand il paraît lui-même ne pas savoir ce qu'il remue là. Un autre point est l'antinomie oratoire qu'il fait entre une République "virtuelle", que nous subirions actuellement, et une République "réelle", dont nous bénéficierions après son élection. A-t-il oublié qu'il est l'actuel ministre de l'Intérieur de la "République virtuelle" qu'il fustige ? Et n'a-t-il donc pas conscience de la signification et de l'emploi du mot "réel" dans ce contexte politique qui est le sien ? Désignant à l'origine la chose du roi, et non une chose publique, cet adjectif est en effet utilisé avec prédilection par les royalistes et l'extrême droite à l'image du fameux "pays réel" qui figure dans tous les messages d'accueil de Radio Courtoisie. (…)
Lire la suite : « Les "primaires de la droite" »…
Il y aurait beaucoup à dire sur ce discours d'investiture. Certains s'offusqueront sans doute d'un "travail c'est la liberté" qui rappelle le tristement célèbre "Arbeit macht frei" inscrit au-dessus des portails d'entrée des camps de concentration nazis comme message de bienvenue aux millions de personnes voués au travail de la mort. Le conseiller en communication et les "nègres" de M. Sárközy de Nagy-Bócsay sont-ils à ce point incultes pour laisser leur patron faire de telles phrases, quand il paraît lui-même ne pas savoir ce qu'il remue là. Un autre point est l'antinomie oratoire qu'il fait entre une République "virtuelle", que nous subirions actuellement, et une République "réelle", dont nous bénéficierions après son élection. A-t-il oublié qu'il est l'actuel ministre de l'Intérieur de la "République virtuelle" qu'il fustige ? Et n'a-t-il donc pas conscience de la signification et de l'emploi du mot "réel" dans ce contexte politique qui est le sien ? Désignant à l'origine la chose du roi, et non une chose publique, cet adjectif est en effet utilisé avec prédilection par les royalistes et l'extrême droite à l'image du fameux "pays réel" qui figure dans tous les messages d'accueil de Radio Courtoisie. (…)
… La moutarde qui monte au nez.
• Boenga BOLYA réagit au sujet du 'vocabulaire défectif' de Raphaël Confiant
Extraits :
… Le refus de nommer et le recours à l'insinuation font partie des procédés rhétoriques de tous les antisémites. Ces derniers excellent, on le sait, dans le maniement du sous-entendu, du non-dit (c'est-à-dire ici de désigner sans nommer, en stigmatisant) afin de contourner la législation qui réprime les crimes d'incitation à la haine raciale, l'apologie ou la négation des génocides et des crimes contre l'humanité.
(…)
En niant la notion de crime contre l'humanité, on nie tout à la fois celle d'être humain, celle d'unicité de la race humaine. La vision racialiste du monde de Raphaël Confiant ne peut qu'engendrer le négationnisme. Et un anticolonialisme dévoyé qui est le corollaire de l'Abjection du Juif, du rejet de tout Autre, de la xénophobie et du racisme. (…)
Lire la suite : « Dieudonné, Confiant: Un antisémitisme nommable » — Par Bolya, écrivain, critique.
NB: R. Confiant a retiré son article du net, et Dieudo se détournerait de Le Pen…
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En niant la notion de crime contre l'humanité, on nie tout à la fois celle d'être humain, celle d'unicité de la race humaine. La vision racialiste du monde de Raphaël Confiant ne peut qu'engendrer le négationnisme. Et un anticolonialisme dévoyé qui est le corollaire de l'Abjection du Juif, du rejet de tout Autre, de la xénophobie et du racisme. (…)
Lire la suite : « Dieudonné, Confiant: Un antisémitisme nommable » — Par Bolya, écrivain, critique.
NB: R. Confiant a retiré son article du net, et Dieudo se détournerait de Le Pen…
… André Glucksmann, et la cohorte néo-conne…, 's'engagent', au niveau du vécu !
• Entretient avec Daniel Lindenberg paru dans "Le Point", du 08 février 2007
Extraits : (©LePoint)
— Le ralliement de Glucksmann à Sarkozy était-il prévisible ?
Daniel Lindenberg : C'est le terme logique d'une évolution, à savoir le passage d'idées radicales gauchistes à des propositions radicales de droite. Ils comprennent toujours la politique selon la grille « amis / ennemis» et, au nom de cette vision guerrière, ils s'engagent, hier contre l'impérialisme yankee, aujourd'hui contre le musulman. Et ils prennent position pour tel ou tel candidat. C'est malgré tout surprenant de la part de Glucksmann, qui s'est toujours tenu à l'écart de la politique électorale française. Le fait nouveau, c'est qu'un candidat, Sarkozy, se nourrisse de ces idées, la lutte contre la culture de l'excuse et le communautarisme des autres…
— Le communautarisme des autres ? De qui, de quoi ?
D. Lindenberg : Je fais allusion à ces gens qui déplorent que la république soit menacée par les communautarismes et qui en même temps se battent au nom d'une idée communautariste de l'Occident judéo-chrétien. Ils dénoncent le communaitarisme des jeunes beurs, noirs et antillais, et en même temps ne dédaignent pas apporter leur contribution à un communautarisme inavoué se parant des couleurs de la civilisation occidentale ou de la défense inconditionnelle des Etats-Unis ou d'Israël.
(…)
— Les néo-conservateurs, selon vous, c'est un phénomène marginal ou plus large ?
D. Lindenberg : C'est un déplacement idéologique majeur, jusque dans l'ensemble de la société française, et qui suscite l'existence d'un nouveau «politiquement correct », par exemple en ce qui concerne le racisme, déguisé en défense de la république, de la laïcité, du droit des femmes, des Lumières, que sais-je encore. Désormais, on peut à nouveau, comme au bon vieux temps stigmatiser les autres cultures, les autres religions, au nom de l'universel dont notre culture et notre religion seraient les propriétaires exclusifs.
Daniel Lindenberg : C'est le terme logique d'une évolution, à savoir le passage d'idées radicales gauchistes à des propositions radicales de droite. Ils comprennent toujours la politique selon la grille « amis / ennemis» et, au nom de cette vision guerrière, ils s'engagent, hier contre l'impérialisme yankee, aujourd'hui contre le musulman. Et ils prennent position pour tel ou tel candidat. C'est malgré tout surprenant de la part de Glucksmann, qui s'est toujours tenu à l'écart de la politique électorale française. Le fait nouveau, c'est qu'un candidat, Sarkozy, se nourrisse de ces idées, la lutte contre la culture de l'excuse et le communautarisme des autres…
— Le communautarisme des autres ? De qui, de quoi ?
D. Lindenberg : Je fais allusion à ces gens qui déplorent que la république soit menacée par les communautarismes et qui en même temps se battent au nom d'une idée communautariste de l'Occident judéo-chrétien. Ils dénoncent le communaitarisme des jeunes beurs, noirs et antillais, et en même temps ne dédaignent pas apporter leur contribution à un communautarisme inavoué se parant des couleurs de la civilisation occidentale ou de la défense inconditionnelle des Etats-Unis ou d'Israël.
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— Les néo-conservateurs, selon vous, c'est un phénomène marginal ou plus large ?
D. Lindenberg : C'est un déplacement idéologique majeur, jusque dans l'ensemble de la société française, et qui suscite l'existence d'un nouveau «politiquement correct », par exemple en ce qui concerne le racisme, déguisé en défense de la république, de la laïcité, du droit des femmes, des Lumières, que sais-je encore. Désormais, on peut à nouveau, comme au bon vieux temps stigmatiser les autres cultures, les autres religions, au nom de l'universel dont notre culture et notre religion seraient les propriétaires exclusifs.
propos recueillis par C. Deloire pour "Le Point" — ©LePoint.
… Le Ressac des idées ( en contrepoint avec l'article de Bolya cité plus haut)
• Un jour peut-être, je raconterai pourquoi j'ai défendu Dieudonné… il y a 3 ans !
J'assume ce texte de Mars 2004, plus contre son ex-communication, que pour lui :
« On touche au comique… noir.», par David Leterrier
« On touche au comique… noir.», par David Leterrier
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Merci de votre attention — tous vos commentaires pourront être utilisés contre vous…
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